UNE OMBRE
Sur les pavés de la rue dépravée
L'ombre a touché l'intime
Bravé les sillages
En sirotant les contours d'un être
Mordant, jouant avec le paraître
Au bord du naufrage
Sans aucune estime
Sur son âme, au couteau engravées
Les douleurs de la nuit
Les chaleurs qui le fuient
Un navire sans port
Un sourire et un sort
Quelle est cette ombre et quels sont ces corps ?
Quelle sont ces marques, bleues
Qui se fondent sur elle
Qui explosent de couleurs entachées
Par un touché qui l'aura harnachée
Hors de la ruelle
Bien loin du nébuleux
Sur fond de raccord, en vouloir encore
Hélyo James, 26 août 2026
